LES CHAUFFEURS DE WORO WORO NE VEULENT PLUS VOIR LES FRCI

Publié le par africapeace

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Les 3 syndicats du secteur du transport du département de Bondoukou entrent en grève illimitée à partir de demain mardi 23 août sur toute l’étendue du département. Si aucune solution n’est trouvée à leur préoccupation majeure, ils vont tous débrayer pour exprimer leur ras-le-bol contre les rançons, taxes, et rackets jugés excessifs et dont ils sont l’objet de la part des forces pro-Ouattara (Frci, dozos, coxers etc.) dans l’exercice de leur profession. Un préavis de grève est, à cet effet, adressé respectivement aux ministres des Transports, de la Défense et à celui du Commerce.

Qu’est-ce qui se cache derrière cette grève annoncée dans tout le département de Bondoukou au moment où Alassane Ouattara et son gouvernement estiment que tout le pays se normalise et que les anomalies constatées sous Gbagbo sont corrigées et relèvent du passé?

 Rien apparemment sauf que, selon les transporteurs que nous avons joints au téléphone pour vérifier l’annonce de la grève, les Frci ont érigé en règle de vie, le racket et les rançons. En guise d’illustration, expliquent nos sources, l’armée d’Alassane Dramane Ouattara, impose 200.000FCFA à chaque gros camion qui relie Bondoukou à Abidjan et vice versa.

En plus de cette énorme somme, il est versé aux Frci 100.000FCFA comme frais de route aux différents barrages dressés sur cet itinéraire. Comme si ces soldats étaient les propriétaires des routes, dénoncent nos sources, ils soumettent les transporteurs à «un impôt de circulation». «Un camion d’igname paie 200.000F pour aller à Abidjan. Les véhicules ordinaires de transport comme les mini-cars et leurs passagers sont soumis à ce même racket.

Trop c’est trop et nous n’en pouvons plus», râle un transporteur qui nous a saisi au téléphone pour dépeindre leurs difficultés. Il précise que c’est Morou Ouattara qui a imposé ces rançons et taxes. «Nous ne comprenons pas qu’au moment où le chef de l’Etat, Alassane Ouattara, dit partout qu’il est contre la corruption et le racket, son armée nous spolie et nous rançonne au point de faire pire que sous Gbagbo», s’est indigné de son côté, un syndicaliste. Qui a par ailleurs expliqué que toutes les négociations entreprises avec les Frci pour mettre fin à ces pratiques avilissantes ont échoué. La grève étant le dernier recours, les transporteurs se donnent rendez-vous demain.

Source: Benjamin Koré – Notre Voie

Publié dans société

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